Nuclear Safety & Security Summit: Moscow, 19-20 April, 1996

Sommet de Moscou Conference de Presse Conjointe du Président de la République, M. Jacques Chirac, et du Président de la Fédération de Russie, M. Boris Eltsine

[Joint Press Conference of Jacques Chirac, President of the French Republic, and Boris Yeltsin, President of the Russian Federation]

Moscou, 20 avril 1996

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Le Président Eltsine - Les chefs d'Etat et de gouvernement de la Russie, des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie et du Japon ont discuté largement des questions de ce Sommet. Nous nous sommes penchés en priorité sur les grandes lignes de la sûreté nucléaire. Je peux dire que nous n'avons pas discuté en adversaire mais en amis car l'atome n'est pas devenu un signe de désaccord mais plutôt un véhicule d'accord pour nos pays.

Alors, pour les résultats maintenant je voudrais, compte-tenu du fait que vous n'avez pas entendu, que vous ne verrez nulle part notre plan, je voudrais vous l'exposer maintenant.

Primo, large coopération internationale, mise au point d'une exploitation des installations nucléaires sûres, c'est-à-dire le faire en commun.

Secundo, l'autre orientation du plan russe, la coopération dans l'application et dans l'amélioration des régimes internationaux de la sûreté de l'énergie nucléaire.

Troisièmement : les manipulations sur les déchets nucléaires.

Quatrièmement : l'utilisation à des fins pacifiques des matériaux qui sont libérés à la suite du démantèlement du désarmement nucléaire.

Cinquièmement : l'échange d'expériences et la formation de personnel qualifié, non pas par un seul pays mais plutôt en coordination avec tous les pays qui disposent de réacteurs nucléaires.

Sixièmement : la reconversion des personnels scientifiques vers le civil, c'est-à-dire que les experts militaires dans le domaine nucléaire devront être reconvertis, reclassés vers les produits civils.

Nous le concevons comme un programme international. Nous rencontrons surtout un succès avec la France et le Japon sur ce plan là.

Septièmement : réaction internationale rapide à la prolifération des armements nucléaires et la menace d'une prolifération incontrôlable des technologies nucléaires.

Huitièmement : la mise en place des moyens pour interdire les trafics illicites des matériaux nucléaires et la prévention des activités terroristes dans le domaine nucléaire, cela aussi en commun.

Neuvièmement : une coopération très large en ce qui concerne la sûreté nucléaire avec l'opinion publique internationale et nationale, non seulement dans le cadre des institutions nationales mais qui impliquent plutôt un large public.

Voilà nos orientations, les derniers points de notre plan d'action que je viens de dévoiler aussi à côté d'autres sujets qui ont été discutés entre les 8 ou bien le G 8 comme il est désormais coutume de l'appeler.

Voilà maintenant c'est à vous pour un propos liminaire, Monsieur Chirac.

Le Président Chirac - L'essentiel a été dit sur nos travaux alors je voudrais faire simplement quelques observations avant que nous répondions aux questions.

J'aime beaucoup la Russie et j'aime beaucoup Moscou. Je viens régulièrement ici. Je trouve que la ville change à une vitesse fantastique et qu'on retrouve la capitale de la très grande nation qu'est la Russie. Je m'en réjouis.

Quand on regarde aujourd'hui Moscou, Saint-Petersbourg, d'autres villes, on a vraiment l'impression de voir se dessiner, jour après jour, le retour de la grande Russie et cela m'a fait plaisir.

Alors je voudrais remercier Boris Eltsine pour son accueil et lui dire combien j'ai été, là aussi, frappé d'être reçu dans ce Kremlin que j'ai visité bien souvent, mais dont la situation était assez dégradée, et combien j'ai été heureux d'entrer dans ces nouvelles installations qui ont retrouvé la grandeur d'antan.

Cher Boris Nicolaïevitch, je vous remercie.

Nous nous sommes réunis parce qu'à la réunion du G8 à Halifax, il y a un an, le Président Eltsine a dit : "moi j'ai une idée, je souhaite que nous parlions des problèmes de sécurité nucléaire civile". Je dois dire qu'à l'origine il y a eu un sentiment de doute, mais Boris Eltsine a tenu bon, tout le monde a accepté, et aujourd'hui l'ensemble des chefs d'Etat et de gouvernement, réunis à Moscou, sont heureux et se félicitent des résultats obtenus. Car ces résultats, que Boris Nicolaïevitch vous a exposés, sont extrêmement positifs, sont un pas important fait dans la direction d'une meilleure sécurité pour le monde de demain.

C'est frappant de voir que le nucléaire, qui a incarné si longtemps entre l'Est et l'Ouest la confrontation, devient aujourd'hui le symbole d'une nouvelle coopération, d'un nouveau partenariat entre les trois grands pôles de puissance du monde d'aujourd'hui : la Russie, les Etats-Unis et l'Union européenne.

C'est vrai que nous avons tous quitté la réunion avec bonheur, nous étions heureux. Voilà simplement ce que je voulais vous dire, sur le plan général, et le Président de la Fédération de Russie et moi-même sommes tout prêts à répondre à quelques questions.

Q - Monsieur Boris Eltsine, si on imagine bien, vous avez dit qu'il faut limiter les armements nucléaires sur les territoires des Etats, quelle est la réaction de vos homologues et si vous pouvez déployer cette suggestion un peu plus en détail ?

R - le Président Eltsine - Je peux vous dire que la réaction a été différenciée, la plupart des Etats, des Etats grands du point de vue du territoire ont accepté cette manière de poser les questions. Tandis que des pays plus petits, là où il est difficile de mettre en place des déchets nucléaires ont été sceptiques sur ce point là.

Q - Monsieur le Président, aujourd'hui vous avez rencontré le Président Clinton et vous avez eu une réunion à huit sur le Liban. Est-ce que vous avez l'impression que la France est seule, seule à appeler pour le cessez-le-feu ? Est-ce qu'une solution est envisageable avec les Américains ? Est-ce que les Américains sont sur la même longueur d'onde que vous ?

R - Le Président - Nous avons consacré le dîner de travail d'hier pour l'essentiel à la situation au Liban et, d'ailleurs, il y avait un texte d'initiative présidentielle, c'est-à-dire la double présidence russe et française, qui a été adopté sans changement, qui appelle au cessez-le-feu et qui demande à nos ministres des Affaires étrangères d'être à Damas aujourd'hui - ce qui est le cas pour M. Christopher, pour Mme Agnelli, pour M. Primakov et pour M. de Charette - afin d'agir ensemble de façon concertée auprès de toutes les parties en cause pour aboutir à un cessez-le-feu d'urgence et ensuite à un accord, je dirais à un "accord 93" modernisé, actualisé.

J'ai également eu, tout-à-l'heure, à la fin de la réunion, qui s'est terminée à 15 heures, un entretien en tête-à-tête avec Bill Clinton pour m'assurer que nous étions bien sur la même longueur d'onde, que nous avions bien la même ambition et c'est bien le cas. Je souhaite naturellement que nous ayons ce soir ou demain un cessez-le-feu.

Je ne peux pas naturellement me prononcer, je le souhaite et je pense qu'il y a une chance, si tout le monde veut bien associer ses efforts, si tous les hommes, les hommes et les femmes puisqu'il y a Mme Agnelli, de paix veulent bien se mettre ensemble.

C'est toute la mission que j'avais confiée, il y a quatre ou cinq jours, à Hervé de Charette quand je l'ai envoyé sur place. C'était de rassembler tout le monde et de tenir tout le monde informé.

Enfin, pendant la session de cet après-midi, puisqu'on évoquait, notamment s'agissant de la Bosnie, l'aide qui est apportée pour la reconstruction, j'ai indiqué que nous dépensions de l'argent, ce qui est tout à fait normal, au titre de la solidarité pour reconstruire la Bosnie, j'ai indiqué que je trouvais qu'il aurait été légitime et naturel que nous prenions également des décisions pour aider au financement de la reconstruction du Liban.

Alors nous n'avons pas pris de décision sur ce point, mais j'ai formellement saisi le Président de la Commission européenne pour essayer d'aller dans ce sens, notamment, et pour commencer, en ce qui concerne la reconstruction des deux centrales électriques de Beyrouth qui ont été écrasées, sans aucune espèce de raison, et qui font qu'aujourd'hui, à nouveau, les Libanais de Beyrouth n'ont pas d'électricité. Mais ils en auront dans un mois, j'ai pris toutes mes dispositions pour faire en sorte que ces centrales soient réparées dans un délai, je l'espère, d'un mois à cinq semaines.

Q - Boris Nicolaïevitch, un des points de recommandation du Sommet concernait le contrôle des matériaux nucléaires, tandis qu'à l'étranger le secrétaire d'Etat américain en a parlé on dit que la Russie est en pleine pagaille dans ce sens là qu'est-ce que vous pouvez dire comme Président de la Russie à cet égard ?

R - Le Président Eltsine - Je peux vous dire que pendant les quatre dernières années la Russie a fait beaucoup de progrès à cet égard. Nous avons marqué un très grand pas en avant en ce qui concerne la sécurité de nos installations nucléaires, de nos centrales nucléaires pour y mettre un peu d'ordre côté personnel, éducation, formation, y compris à l'étranger. Voilà pourquoi je ne suis pas au courant de cette prise de position du Ministre à l'égard du cahot et de la pagaille mais aujourd'hui aucun des chefs d'Etat n'a fait de reproche à la Russie, tout le monde a noté que la Russie, en ce qui concerne la sûreté nucléaire, est en bon état.

R - Le Président - En tant que co-Président de la réunion, je voudrais dire au journaliste qui a posé cette question, que peut-être des gens ont dit cela, il y a quatre ou cinq ans, mais aujourd'hui personne ne le dit parce que ce serait stupide. Nous avons longuement parlé ensemble des problèmes de sécurité, des dossiers sérieux faits par des gens sérieux, tout autour de la table, et personne n'a mis en cause les mesures de sécurité prises aujourd'hui par la Russie. Je tiens à le dire pour être franc.

Q - Vous avez invité à vos travaux M. Koutchma, le Président de l'Ukraine. Pourriez-vous nous dire un mot de l'état des travaux et répondre à une question que se posent beaucoup de gens, surtout en ce moment : va-t-on vraiment vers la fermeture de cette centrale de Tchernobyl avant l'an 2000 ? A-t-on avancé dans ce sens ?

R - Le Président - Sur la proposition du Président de la Fédération de Russie, le Président Koutchma a été invité pour parler des problèmes particuliers concernant la centrale de Tchernobyl. Alors, je rappelle qu'il y a eu un accord passé au mois de décembre, accord qui prévoit, d'une part la fermeture, au plus tard en l'an 2000, de la centrale de Tchernobyl et, d'autre part un financement international de l'ordre de trois milliards de dollars, cinq cent millions en dons et deux milliards et demi en prêts, pour permettre de faire face aux besoins techniques, économiques, sociaux qu'implique la fermeture de ce site.

Alors, premièrement, même si il y a des réserves ici ou là en Ukraine, cette décision n'a pas du tout été remise en cause, elle a été totalement confirmée aujourd'hui par le Président Koutchma. Deuxièmement, le Président Koutchma et le Président Eltsine se sont préoccupés d'un deuxième problème, qui est le sarcophage, qui a été posé de façon plus ou moins provisoire sur le réacteur qui a eu des difficultés, et le problème est de savoir s'il faut refaire ou non un sarcophage. Naturellement s'il faut le faire, il faut le faire. La décision qui a été prise ou confirmée, c'est d'accélérer les travaux qui sont faits actuellement par les experts ukrainiens, russes, américains, européens, japonais et qui vont nous donner avant la fin de l'année, un rapport pour nous dire ce qu'il en est, ce qu'est la situation réelle de ce sarcophage, ce qu'il faut faire et combien ça coûte. Et, donc ceci, doit intervenir avant la fin de l'année. Nous avons tous confirmé que, dès que nous saurions ce qu'il faut faire et combien ça coûte, alors nous engagerions immédiatement et de façon très rapide les discussions avec l'Ukraine pour permettre la réalisation des travaux nécessaires.

Enfin, c'est le troisième point, mais il est important, le Président Koutchma nous a dit qu'il était probable qu'on allait bientôt arrêter l'un des réacteurs.

R - Le Président Eltsine - Provisoirement.

Q - Un petit homme, à Saint-Paul de Vence en France a discuté pour trouver une bonne réponse aux questions posées. Pourquoi la conférence a eu lieu actuellement et à Moscou ? Pourquoi la Russie a voulu adhérer à la convention de Vienne ? Et concernant cette situation, pourquoi maintenant et pas avant ?

R - Le Président Eltsine - En ce qui concerne Moscou, quand j'ai fait cette proposition à Halifax de tenir cette conférence des huit concernant la sécurité nucléaire, j'ai proposé Moscou comme lieu de réunion. Naturellement, c'est tout à fait naturel parce que c'était le Président de la Russie qui a fait cette proposition, mais en même temps, j'ai dit qu'on peut discuter du lieu. Tout le monde était d'accord pour se réunir à Moscou. En ce qui concerne le moment, (le mois d'avril) au mois de juin en France à Lyon va se tenir une réunion ordinaire des huit. Voilà pourquoi entre juin et le début de l'année ont pouvait se réunir quelque part au mois d'avril. Il est assez difficile de réunir les huit parce qu'ils ont beaucoup d'obligations, d'affaires, etc.... Personne ne reste sans rien faire naturellement.

En ce qui concerne la convention de Vienne, je dois dire que peut-être fallait-il la signer un peu avant mais on avait peur, voilà, c'est tout.

Q - Monsieur le Président, je voulais savoir si dans le cadre de l'évocation du thème sur les dangers de proliférations nucléaires, la question de la vente d'une centrale nucléaire russe à l'Iran a été évoquée ? Et cette question s'adresse également au Président Eltsine.

R - Le Président Eltsine - Franchement, on n'a pas discuté de cette question. Cette question n'a pas été posée puisque c'est une question claire. Nous avons un contrat avec l'Iran concernant un sous-marin et nous livrons ce sous-marin, il n'y a pas de problème !

Q - La question aux deux co-présidents. Vous avez démontré une volonté ferme concernant le traité sur l'interdiction des essais nucléaires. Est-ce qu'il y a maintenant un feu vert ou est-ce qu'il y a des difficultés ?

R - Le Président Eltsine - Naturellement il existe encore des difficultés c'est-à-dire nous les huit, nous sommes prêts à finir ce traité aujourd'hui, c'est-à-dire dès cette année, il est interdit de faire des essais nucléaires de n'importe quel type, mais il y a encore la Chine avec laquelle il faut travailler, et on est tombés d'accord pour discuter avec la Chine pour qu'elle signe ce traité, pour que ce traité soit global et non limité dans le temps.

Q - Je voulais savoir, vous avez évoqué les événements du Liban mais est-ce que vous avez évoqué ceux de la Tchétchénie pendant ce Sommet ?

R - Le Président - Pendant le Sommet, non, parce que cela n'était pas à l'ordre du jour, mais dans nos relations bilatérales oui, naturellement. Et pour ce qui concerne le Liban, cela avait été mis à l'ordre du jour d'où la différence, mais sur la Tchétchénie nous avons parlé chacun longuement avec le Président Eltsine, et tout le monde souhaite naturellement une solution politique à ce problème.

R - Le Président Eltsine - Hier, on a travaillé de façon bilatérale, j'ai rencontré tous les dirigeants des pays et naturellement on a discuté de la Tchétchénie.

Q - Boris Nicolaeïvitch, vous avez discuté des problèmes de sûreté nucléaires dans le cadre des huit. Est-ce que vous êtes satisfait par cette transformation des sept en huit et qu'elles seront les pas des huit dans l'avenir ?

R - Le Président Eltsine - Je ne suis pas satisfait aujourd'hui parce qu'on n'a pas réglé cette question de l'organisation formelle des huit. Cette question avait été proposée par les deux Présidents pour Lyon les 26, 27 juin prochain, c'est-à-dire après nos élections présidentielles. Alors, là il y a quelques problèmes.

Toutefois, je dois dire que tous ne disent pas que la Russie est déjà tout à fait prête pour être membre à part entière de ce club parce que, du point de vue économique, nous avons encore pas mal de problèmes. Mais je dois dire que nous accordons pas mal de crédits si on tient compte des pays de la CEI. Personnellement, mon ami Jacques Chirac soutient cette position pour que la Russie devienne membre à part entière des huit, pour le faire à Lyon au mois de juin. Mais comment tout va ce passer ? Il est difficile de le dire maintenant.

R - Le Président - Il faut dire que, compte tenu de la personnalité du Président de la Fédération de Russie, en fait tous les problèmes politiques sont discutés à huit. Donc le G8 existe déjà sur le plan politique, on l'a vu encore hier et aujourd'hui et cela tient, je le répète beaucoup, à la personnalité de Boris Eltsine. Il reste encore des problèmes à régler sur le plan économique. Tout le monde n'a pas exactement le même avis, mais tout permet de penser, compte tenu de la faculté de convaincre qui est celle de Boris Nicolaïevitch, tout permet de penser que ces problèmes seront réglés. En tous les cas, pour ma part, je le souhaite.

Q - Monsieur le Président, ce Sommet, comme d'autres a été dans son ordre du jour modifié par des événements internationaux, c'est déjà arrivé, cette fois-ci c'était le sud Liban. Est-ce que vous en tirez la conclusion qu'il faut que les Sommets de ce genre s'adaptent en souplesse aux circonstances ou bien y aurait-il des réformes de fonctionnement à faire ?

R - Le Président - Non, moi je trouve que ça fonctionne très bien, précisément parce que ces Sommets sont très pragmatiques. Je vous signale que depuis toujours on prévoit que le dîner du premier soir est précisément destiné à évoquer les problèmes politiques et, en particulier, ceux qui peuvent tout d'un coup apparaître. C'est ainsi que nous avons immédiatement considéré qu'il fallait parler du Liban et aussi d'ailleurs de la Bosnie. Comme cela a été plus long qu'on ne le pensait sur le Liban, on a parlé de la Bosnie aujourd'hui, en début de séance, mais la procédure souple, pragmatique de ces sommets est tout à fait parfaite.

R - Le Président Eltsine - Je dois dire qu'il y a des dirigeants qui ont eu la possibilité de manger durant ce premier dîner mais nous, avec Jacques, nous n'avons pas eu le temps, nous avons du parler tout le temps. Voilà pourquoi on appelle cela "dîner de travail". C'est-à-dire que tu dois travailler et que, peut-être, entre-temps tu vas casser la croûte.

Q - Monsieur Eltsine, est-ce que vous allez informer les dirigeants chinois des résultats du travail des 8 ?

R - Le Président Eltsine - Naturellement je vais informer les dirigeants de la Chine en ce qui concerne cette réunion des 8. Mais en ce qui concerne la Chine et les 8 c'est à la Chine de décider. Nous avons rencontré plusieurs fois les dirigeants mais ils n'ont jamais soulevé cette question.

Q - La question a été posée au Président Chirac en ce qui concerne les projets communs qui seront élaborés sur le Proche-Orient. Je voudrais poser la même question au Président Eltsine et quelle est la position russe en ce qui concerne une solution éventuelle pour le Liban, est-ce que vous pourriez préciser un peu plus en quoi cet accord de 93 sera modifié ? S'agit-il d'un accord peut-être un peu plus long qui comprendra aussi d'autres possibilités comme une solution plus ou moins définitive de ce problème ? (Cette dernière question pour les deux Présidents).

R - Le Président Eltsine - Je dois dire que nous avons pris des mesures concrètes tout de suite et nous avons envoyé nos Ministres des Affaires étrangères sans tarder. Quatre Ministres des Affaires étrangères sont là, ils discutent déjà de cette question.

En plus, nous avons fait une déclaration des 8 hier, on a dit qu'il est nécessaire d'aboutir à un cessez-le-feu, cela concerne avant tout Israël, puis les ministres des Affaires étrangères, en 24 heures, doivent élaborer un certain nombre de mesures. Mais déjà, sur place, c'est à eux de décider et de présenter aux dirigeants de leurs pays respectifs leurs propositions. Nous en discuterons et prendrons des décisions.

C'est tout, je vous remercie.


Source: France. Ministère des Affaires Etrangères.



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